Browning Buck Mark Contour : test d’un pistolet .22 LR précis et polyvalent
Retour d’expérience après plusieurs séances de tir et environ 3 000 cartouches avec l’exemplaire testé.
Le Browning Buck Mark Contour est un pistolet en .22 LR particulièrement intéressant pour le tir sportif à 25 mètres. Son canon long, sa ligne de visée importante et sa conception en font une arme agréable à utiliser lorsqu’il s’agit de travailler le groupement.
Ce modèle fait partie de la famille Buck Mark, une gamme de pistolets semi-automatiques en .22 LR proposée par Browning depuis de nombreuses années.
J’ai eu l’occasion de tester un Browning Buck Mark Contour sur plusieurs séances de tir, pour un total d’environ 3 000 cartouches. La majeure partie des tirs a été réalisée à 25 mètres et en visée ouverte, avec quelques essais complémentaires au point rouge.
Ce test permet donc de revenir sur les caractéristiques du Buck Mark Contour, mais surtout sur ce qu’il donne réellement sur le pas de tir.
Le Browning Buck Mark Contour en quelques mots
Le Buck Mark Contour est un pistolet semi-automatique chambré en .22 Long Rifle, fonctionnant selon le principe du blow-back.
La gamme Buck Mark comprend de nombreuses variantes, avec des différences concernant notamment les longueurs et profils de canon, les organes de visée, les finitions et les possibilités de montage d’optiques.
La version Contour testée ici présente une configuration particulièrement intéressante pour le tir à 25 mètres. Son canon long et sa ligne de visée importante permettent notamment de prendre des visées précises avec les organes mécaniques.
Le modèle testé disposait également d’un rail Picatinny sur la partie supérieure, permettant de monter un point rouge.
Une grande partie des essais réalisés en visée ouverte
L’un des points importants de ce retour d’expérience est que la grande majorité des tirs réalisés avec ce Buck Mark Contour l’ont été en visée ouverte.
Le pistolet était donc utilisé avec ses organes de visée mécaniques, notamment lors des séances à 25 mètres.
C’est dans cette configuration que le potentiel de précision du Buck Mark Contour s’est montré le plus intéressant.
Les premières séries réalisées à 25 mètres permettaient régulièrement d’obtenir des groupements très serrés sur cinq coups.


Ces deux séries sont particulièrement intéressantes car elles montrent ce que le pistolet permet d’obtenir lorsque le tireur parvient à conserver une visée et un lâcher réguliers.
Il ne s’agit évidemment que de séries de cinq coups, mais elles donnent une bonne idée du potentiel de précision observé avec cet exemplaire.
Des séries plus longues qui restent largement dans le visuel
Sur une première série d’environ 15 tirs, les impacts restent très largement concentrés dans le visuel de la cible. La majorité des coups se situe dans le 9, avec plusieurs impacts venant chercher le 8.


Sur la seconde cible, avec environ 25 tirs, le constat est similaire. La grande majorité des impacts reste dans le visuel, avec une concentration importante autour du 8 et au-dessus.
Quelques tirs s’écartent davantage, notamment dans le 7, ainsi qu’un impact venu se perdre dans le 6 en partie basse de la cible.
Ce type de résultat est évidemment très différent d’un groupement de cinq coups. Plus le nombre de tirs augmente, plus la capacité du tireur à maintenir exactement la même concentration devient déterminante.
Sur une série de 25 coups, la fatigue, la concentration et les petites erreurs de lâcher finissent nécessairement par avoir davantage d’influence sur le résultat final.
Il est donc intéressant de distinguer les groupements courts, qui montrent le potentiel de précision de l’ensemble arme/tireur, des séries longues, qui donnent une vision plus réaliste de la capacité à maintenir cette précision dans la durée.
Une légère tendance à tirer un peu haut pouvait également être observée sur certaines séries. Le réglage de la hausse pouvait naturellement avoir une influence sur ce résultat.
Une précision intéressante à 25 mètres
À 25 mètres, le Buck Mark Contour s’est montré particulièrement agréable lorsqu’il était utilisé dans une démarche de tir de précision.
Les deux groupements de cinq coups présentés plus haut sont probablement les résultats les plus parlants : les impacts restent concentrés entre le 9 et le 10, avec généralement trois tirs dans le 10 et deux dans le 9.
Sur des séries plus importantes, la dispersion augmente, mais les résultats restent intéressants avec une majorité des impacts conservés dans le visuel.
Ce qui ressort surtout de ces essais est la capacité du pistolet à permettre au tireur de travailler réellement le groupement.
Avec une bonne prise en main, une visée régulière et un lâcher maîtrisé, le potentiel de l’arme devient rapidement intéressant.
Le canon long et la ligne de visée généreuse participent probablement à cette facilité. Ils permettent notamment de retrouver plus facilement une visée régulière entre les différents coups.
Le .22 LR contribue également au confort de l’ensemble : le recul reste faible et permet d’enchaîner les tirs sans que l’arme ne devienne fatigante à utiliser.
Le canon long du modèle Contour
Le canon constitue l’une des caractéristiques importantes du Buck Mark Contour.
Certaines configurations du Contour ont notamment été proposées avec un canon de 7,25 pouces, soit environ 18,4 cm.
Cette longueur contribue à donner au pistolet une configuration particulièrement adaptée au tir posé et au travail de précision.
La longueur du canon n’est évidemment pas le seul élément qui détermine la précision d’une arme, mais elle participe à l’équilibre général du modèle et à sa ligne de visée lorsqu’il est utilisé avec des organes mécaniques.
Le rail Picatinny et le Burris FastFire 3
Le modèle testé disposait également d’un rail Picatinny sur le dessus de l’arme, permettant d’utiliser une optique compacte.
Dans le cadre de ces essais, le Buck Mark Contour a également été utilisé avec un Burris FastFire 3.
Cette configuration n’a toutefois été utilisée que ponctuellement, contrairement à la visée ouverte qui représente l’essentiel des essais présentés dans cet article.

Les quelques essais réalisés avec le point rouge montrent d’ailleurs un résultat différent de ceux obtenus en visée ouverte.
Sur une série d’environ 15 à 20 tirs, les impacts restent relativement regroupés, mais le groupement est nettement décalé vers la gauche.
Les impacts se répartissent principalement entre le 10 et le 6, avec une majorité des tirs situés dans les zones 7, 8 et 9. Un impact se trouve dans le 10, un autre dans le 6, et un tir est allé chercher le 5 sur la gauche.
Il ne s’agissait donc pas d’une dispersion totalement anarchique, mais plutôt d’un groupement qui avait conservé une tendance nette vers la gauche.
Le point rouge nécessitait simplement quelques clics de réglage pour recentrer le point d’impact.
Une explication possible est que le Burris avait été réglé précédemment avec de la CCI Standard, alors que cette série avait été réalisée avec de la Aguila. Le changement de munition pouvait donc nécessiter une légère correction du réglage.
Ce passage est d’ailleurs intéressant à conserver dans un retour d’expérience : le résultat observé ne permet pas de juger uniquement l’arme ou le point rouge, puisque le réglage, la munition et les conditions de tir entrent également en compte.
Le Burris FastFire 3 méritera de son côté un article spécifique sur SafeShooting, avec davantage de détails sur son utilisation et son comportement sur différentes armes.
Une arme agréable pour les longues séances de tir
Au-delà des résultats obtenus sur cible, le Buck Mark Contour présente une caractéristique particulièrement appréciable pour le tir de loisir et le tir sportif : il est agréable à utiliser sur la durée.
Le faible recul du .22 LR permet d’enchaîner les séries sans fatigue excessive, tandis que la configuration du pistolet se prête bien au tir à 25 mètres.
Après plusieurs séances et environ 3 000 cartouches tirées avec l’exemplaire testé, c’est aussi cette polyvalence qui ressort.
Le Buck Mark peut aussi bien servir à travailler la précision qu’à simplement profiter d’une séance au stand à enchaîner les séries sur cible.
Une .22 LR qui permet réellement de travailler le groupement
Le principal intérêt du Browning Buck Mark Contour apparaît finalement assez rapidement lorsque l’on commence à tirer à 25 mètres.
Il ne s’agit pas d’un pistolet de compétition spécialisé au sens strict du terme, mais sa conception permet de travailler sérieusement le tir de précision.
Les groupements réalisés avec l’exemplaire testé montrent notamment qu’il est possible d’obtenir des résultats très serrés lorsque les conditions sont réunies.
Les deux séries de cinq tirs, avec environ trois impacts dans le 10 et deux dans le 9, illustrent particulièrement bien ce potentiel.
Les séries plus longues montrent quant à elles une réalité différente : la précision reste bonne, mais la dispersion augmente progressivement avec le nombre de tirs, notamment lorsque la concentration du tireur commence à diminuer.
Sur une série d’environ 25 tirs, la majorité des impacts reste ainsi dans le visuel et largement dans le 8, malgré quelques coups plus éloignés dans le 7 et un impact dans le 6.
Ces résultats montrent surtout qu’il faut distinguer le potentiel de l’arme de la capacité du tireur à reproduire un geste parfaitement identique pendant une longue série.
Il faut évidemment garder à l’esprit que les performances observées dépendent de nombreux paramètres : tireur, munition, conditions de tir, réglage des organes de visée et état précis de l’arme.
Ce que l’on peut retenir du Browning Buck Mark Contour
- Calibre .22 LR adapté au tir sportif et au tir de loisir
- Fonctionnement semi-automatique en blow-back
- Canon long adapté au tir à 25 mètres
- Ligne de visée importante avec les organes mécaniques
- Possibilité de monter une optique selon la configuration
- Faible recul et bonne aptitude aux longues séances
- Très bon potentiel de groupement à 25 mètres sur l’exemplaire testé
- Des séries longues restant majoritairement dans le visuel
Fiche technique du Browning Buck Mark Contour
| Caractéristique | Browning Buck Mark Contour |
|---|---|
| Calibre | .22 LR |
| Fonctionnement | Semi-automatique |
| Type de fonctionnement | Culasse à mouvement direct (blow-back) |
| Canon | Selon configuration, notamment 7,25 pouces |
| Alimentation | Chargeur amovible |
| Visée | Organes de visée mécaniques selon configuration |
| Montage optique | Possibilité de montage d’une base ou d’un rail selon configuration |
| Carcasse | Aluminium usiné CNC 7075-T6 selon les spécifications de la gamme |
Les caractéristiques exactes peuvent varier selon la version et l’année de fabrication du Buck Mark. Browning propose en effet de nombreuses déclinaisons de cette famille de pistolets.
Notre retour sur le Browning Buck Mark Contour
Le Browning Buck Mark Contour est un pistolet qui présente un intérêt évident pour le tireur qui recherche une .22 LR capable de faire du point à 25 mètres, tout en restant agréable à utiliser.
L’exemplaire testé a montré un potentiel de précision particulièrement intéressant, notamment en visée ouverte. Les deux groupements de cinq coups sont particulièrement parlants, avec des impacts concentrés entre le 9 et le 10.
Les séries plus longues montrent également que ce potentiel peut rester intéressant sur la durée, même si la dispersion augmente naturellement avec le nombre de tirs et la fatigue ou la baisse de concentration du tireur.
La possibilité d’utiliser une optique apporte enfin une certaine polyvalence supplémentaire. Dans le cas présent, quelques essais ont été réalisés avec un Burris FastFire 3. Le résultat était relativement groupé, mais nettement décalé vers la gauche, le point rouge nécessitant quelques clics pour être correctement réglé avec la munition utilisée.
La grande majorité des tirs présentés dans ce retour d’expérience ont toutefois été effectués en visée ouverte à 25 mètres.
Au final, le Browning Buck Mark Contour apparaît comme une .22 LR particulièrement intéressante pour qui souhaite disposer d’un pistolet permettant à la fois de travailler la précision et de profiter de longues séances de tir.
À lire également sur SafeShooting
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Un article consacré plus spécifiquement au Burris FastFire 3 viendra également compléter ce retour d’expérience.
À propos de ce test
Cet article repose sur des essais réalisés avec un Browning Buck Mark Contour en .22 LR, pour un total d’environ 3 000 cartouches tirées avec l’exemplaire testé.
La majorité des tirs évoqués ont été réalisés à 25 mètres et en visée ouverte. Quelques essais complémentaires ont été effectués avec un point rouge Burris FastFire 3.
Les résultats présentés correspondent aux conditions de tir rencontrées lors de ces essais et ne constituent pas une mesure scientifique ou une garantie des performances que l’on pourra obtenir avec un autre exemplaire.
Disclaimer
Disclaimer : Cet article présente un retour d’expérience réalisé dans le cadre du tir sportif. Il ne constitue pas un test réalisé en laboratoire ni une mesure scientifique des performances du modèle.
SafeShooting ne reçoit aucune rémunération de Browning ou de Burris pour la rédaction de cet article.
Le tir sportif implique le respect strict des règles de sécurité et de la réglementation en vigueur. Toute manipulation d’arme doit être réalisée dans un cadre légal et sécurisé.


